Seniors : comment réduire les risques de chute ?
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Première cause de décès chez les plus de 65 ans, les chutes font plus de 450 000 victimes chaque année chez les seniors. 2 millions de personnes âges sont exposées à ce risque qui se multiplie par 20 après une première chute. Quelles sont les causes des chutes ? Où se produisent-elles ? Quelles sont les conséquences de ces accidents du quotidien et comment les prévenir ? C’est ce que nous allons voir dans cet article.

Salle de bain et risques de chutes pour seniors

Chutes chez les personnes âgées : quelles sont les causes ?

Afin de bien mesurer et prévenir les risques, il est important de comprendre dans quelles circonstances les seniors peuvent être amenés à chuter.

La principale raison qui provoque ces accidents est le vieillissement lui-même et les petites affections qu’il entraîne parfois. Avancer dans l’âge peut affecter l’équilibre ce qui augmente le risque de tomber. Il est également souvent plus délicat de se rattraper lors d’un mauvais geste.

 

Le facteur de risque environnemental

Mais des causes environnementales sont aussi à mettre en avant. En effet, certains facteurs augmentent les risques de chute :

Presque la moitié des accidents domestiques ont lieu dans la salle de bain : sol glissant, entrée et sortie de douche ou de baignoire sont particulièrement redoutable. D’autres éléments de mobilier augmentent également des risques : escaliers, câble électrique, meuble bas…

Ces éléments sont pris en compte par les établissements d’accueil spécialisés. Par conséquent, cela concerne principalement les personnes à domicile.

Les affections chez la personne qui favorisent le risque de chute

Des facteurs liés à la personne âgée expliquent aussi une augmentation de l’accidentologie. La baisse des capacités physiques, que ce soit des faiblesses articulaires, de la vision ou autre pathologie hausse le niveau de risque de chute.

De même, des affections cognitives qui touchent principalement les séniors sont aussi des signaux d’alerte : Alzheimer ou l’isolement par exemple.

Enfin, des troubles comportementaux peuvent réduire la vigilance et la capacité à se mouvoir : problèmes de nutritions, addiction à l’alcool, consommation de médicament…

Conséquences des chutes sur les seniors

Les chutes peuvent avoir des conséquences multiples.

Des impacts physiques

Le premier danger est celui de se blesser. Cela peut aller du simple bleu à la casse d’un os. La fracture du col du fémur est par exemple particulièrement courant chez les femmes âgées victimes de chute. La gravité des blessures augmente d’autant plus si la personne se retrouve incapable de se lever et reste bloquée au sol sans soin pendant plusieurs heures ou jours. La blessure peut aussi s’inscrire dans le temps et impacter l’autonomie de la personne. Certaines mutuelles santé senior proposent des solutions à ce type de dangers.

Certaines chutes ont des conséquences plus dramatiques. Ainsi, on ressence 12 000 décès causés par ces accidents domestiques chaque année chez les seniors.

Les chutes et la psychologie ou le « syndrome post-chute »

Les conséquences d’une chute chez une personne âgée sont également psychologiques. Après une première chute, le risque d’en subir une nouvelle se multiplie par 20. Près de la moitié des seniors traités à l’hôpital pour une chute ne sont pas en mesure de retourner à domicile.

Cela s’explique à la fois par les séquelles physiques mais également psychologiques de la première chute : perte de confiance en soi mais également parfois des dysfonctionnements de certains automatismes. Ainsi certaines personnes âgées réduisent fortement ou arrêtent totalement la marche, d’autres subissent des troubles de perception de l’espace.

Comment prévenir les chutes chez les personnes âgées ?

Le moyen le plus simple de ne pas subir les conséquences des chutes est d’en prévenir les risques. Pour cela, plusieurs solutions existent.

Prévenir les risques de chute des personnes âgées à domicile

L’aménagement du domicile permet de réduire les causes environnementales des risques de chute. La priorité est d’adapter la salle de bain où le niveau de danger est le plus élevé. On peut notamment installer des tapis antidérapant, une douche à l’Italienne ou une baignoire avec une porte ne nécessitant pas d’enjamber un rebord.

Le reste du logement peut aussi être optimisé avec l’installation de rampes dans les escaliers, la mise en place d’éclairages efficaces, le retrait d’éventuels câbles des lieux de passage et la vérification des tapis pour éviter de s’y prendre les pieds.

Un rythme de vie adapté réduit les risques

Pour prévenir les chutes et bien vieillir, il convient également d’adopter un rythme de vie adapté en prenant soin de son alimentation, éviter les abus d’alcool et pratiquer un sport adapté aux séniors. Ces bons comportements stimulent les sens et les articulations. Un bilan régulier de l’ouïe, de la vision et de la tension chez le médecin sont également de bonnes pratiques.